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08/11/2015

Du travail de poilus !

L'artisanat des tranchées

C'est bientôt le 11 novembre, belle occasion pour évoquer la première guerre mondiale. On rencontre souvent au hasard des brocantes ou des vide-greniers des objets de poilus, appelés aussi "artisanat des tranchées"!

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Lien vers la paire de douilles sur le site de ma petite brocante

La première guerre mondiale a été un conflit très long, les hommes ont été mobilisés très longtemps. Entre les offensives, les poilus ont essayé de s’occuper en fabriquant des objets à partir des matériaux récupérés sur les théâtres des conflits. Avec du laiton, du cuivre et de l’aluminium récupérés sur les douilles de balles ou d’obus, d’éclats d’obus, ils ont fabriqué avec leurs maigres moyens des objets décoratifs pour faire des souvenirs qu’ils rapportaient à l’occasion d’une permission à l’épouse ou à la fiancée restée au pays. 

Ce petit artisanat connu un certain engouement et il se développa un petit commerce autour de ces objets. Des marchands achetaient aux poilus les objets qu’ils fabriquaient, ce qui leur permettait d’améliorer leur ordinaire. Parfois les objets étaient directement échangés contre un litron de pinard ou de gnôle ou un paquet de tabac.

Leur appellation d’artisanat des tranchées est un peu excessive. Dans la tranchée, le poilu essayait surtout de rester en vie. Ces objets ont plus souvent été fabriqués dans des camps situés en seconde ligne, ou par des poilus blessés ou mutilés. Mais ils étaient bien fabriqués par des soldats.

 

Des objets très variés

Ces objets sont très variés et d’inspiration très diverses !

A cette époque, un homme, un vrai, ça fume ! Du gris, que l’on prend dans ses doigts et qu’on roule ! C’est pourquoi les poilus ont souvent fabriqué des objets de fumeur, comme des tabatières, des pyrogènes de poche (une petite boite avec un grattoir destiné à contenir des allumettes). Des briquets, mais il s’agit généralement d’objets plus imposants aujourd’hui, des briquets « de table » réalisés à partir de douille de petits obus.

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Briquet de poilu sur ma petite brocante

Le courrier était important pour les poilus, c’était leur seul lien avec l’être aimé, la famille ou le village natal. C’est pourquoi, on rencontre souvent des coupe-papiers ou ouvre lettres.

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Coupe papier de poilu sur ma petite brocante

Des objets décoratifs : le vase fabriqué à partir de douilles d’obus est un grand classique, souvent décoré de motifs de fleurs un peu naïfs, d’inspiration art nouveau.

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Paire de douilles vases sur ma petite brocante

Pour le bureau, on fabriquait des encriers, des portes plumes avec des douilles de balles.

On rencontre parfois des objets religieux, calvaire, crucifix. 

Le bijou à la mode, à cette époque est la bague de poilu, qui est un objet assez simple à fabriquer, que l’on gravait au nom ou aux initiales de sa fiancée.

Tous ces objets ont été dénichés sur le site de ma-petite-brocante.com

Objets de poilus sur ma petite brocante.com

Voici quelques liens très intéressants sur l'artisanat des tranchées :

L'artisanat des tranchées sur le site bleu horizon

Plein d'objets de poilus sur le site artisanat-de-tranchées.fr

 

 

10/10/2015

Un peu de patience...

L'objet présenté aujourd'hui est une objet tout simple : une petite planchette de bois avec une rainure et un trou.

Avec cet objet aussi, on peut jouer aux devinettes. Voici les indices, à vous de découvrir le nom et la fonction de cet objet...

Indices : 

  • Je faisait partie du barda du soldat,
  • je contribue au prestige de l’uniforme,
  • mon nom est celui d’une vertu, mais aussi d’un jeu de cartes que l’on joue en solitaire…

 

patience, objets anciens, brocante

 

Réponse : la patience (à boutons) 

Cette petite planchette munie d’une rainure permettait aux soldats d’astiquer les boutons en cuivre de leur uniforme sans salir le tissu. On utilisait en effet une pâte assez grasse pour astiquer le cuivre. Tous les boutons d’une même rangée étaient insérés un à un dans le trou puis descendaient dans la rainure, il était ainsi possible de nettoyer en une seule fois tous les boutons de la veste.

Voici une photo de l'objet "en situation" :

patience, veste, militaria, brocante

Les soldats inscrivaient sur leur patience leur nom et/ou leur numéro de matricule, certains y faisait des décorations. On peut lire un numéro de matricule sur cet objet :3004 ! La photo n'est pas très nette mais on arrive à le lire !

 

patience, brocante, numero matricule, miltaria

Ce objet, chiné par ma-petite-brocante est disponible ici : patience

Cet objet daterait de la première guerre mondiale et faisait partie du barda réglementaire du poilu ainsi qu'on peut le voir sur le site suivant (plein de détails passionnants sur ce site).

Le barda du poilu !

Plein d'autres objets insolites sur ma-petite-brocante, site de brocante en ligne !

C'est aussi cela la brocantitude !

19/05/2008

VENTE SE TERMINANT LE 29 MAI 2008

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